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Traditions culinaires israéliennes

L'une des manifestations les plus marquantes du patrimoine culturel immatériel est la gastronomie. Les traditions culinaires, tant en matière de préparation que de consommation, se transmettent de génération en génération et font écho aux souvenirs, aux langues et aux récits propres à chaque communauté. La culture israélienne offre une riche mosaïque de traditions gastronomiques. Les Juifs originaires du Maroc, d'Irak, du Yémen, d'Éthiopie, d'Europe de l'Est et des Balkans ont chacun apporté leurs plats uniques, qui se sont mêlés aux saveurs du Moyen-Orient et de la région méditerranéenne. Chaque plat présenté sur cette page raconte une histoire et représente un aspect de la culture d'une communauté particulière.

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Le taboulé est un plat levantin végétalien traditionnellement composé de tomates, de persil finement haché, de menthe, de boulgour et d'oignon, assaisonné d'huile d'olive, de jus de citron et de sel. Certaines variantes israéliennes utilisent des graines de grenade à la place des tomates.

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Le sabich est un pain pita garni d'aubergines frites, d'œufs durs, de tahini, de salade hachée et d'amba, une sauce acidulée à la mangue. Introduit en Israël par les Juifs irakiens, pour qui il s'agissait d'un petit-déjeuner traditionnel du Shabbat préparé avec des aliments cuisinés la veille, il est devenu l'un des plats de rue les plus appréciés du pays.

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Sigarim

Les sigarim sont des beignets fourrés de viande hachée tendre avec des oignons et des épices, ou de purée de pommes de terre, enveloppés dans une pâte filo et frits à l'huile ou cuits au four. Ils sont couramment servis lors des mariages et autres célébrations.

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Baba Ghanoush

Le baba ghanoush, appelé salat ḥatzilim en Israël, est préparé avec du tahini, de l'ail, du jus de citron, des oignons, des herbes et des épices. L'aubergine est grillée à la flamme pour que sa chair ait un goût fumé. Une variante israélienne de cette salade est préparée avec de la mayonnaise.

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Bourekas

Les bourekas sont des pâtisseries feuilletées, préparées avec de la pâte feuilletée ou de la pâte filo, et fourrées au fromage, aux pommes de terre, aux épinards ou aux champignons. Leur forme révèle souvent leur garniture. Introduites en Israël par les Juifs séfarades originaires de Turquie et des Balkans, elles sont très appréciées lors des petits-déjeuners de Shabbat, des fêtes de famille et dans les boulangeries du pays, souvent servies avec un œuf dur et des cornichons.

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Le falafel est composé de boulettes ou de galettes frites de pois chiches ou de fèves épicés et écrasés. Il est généralement servi dans un pain pita, accompagné de cornichons, de tahini, d'houmous, d'une salade de légumes et souvent de « harif », une sauce piquante dont la composition varie selon la région d'origine du fabricant.

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La matbucha est une salade mijotée de tomates, de poivrons grillés, d'ail et de piment, introduite en Israël par les Juifs du Maroc et du Maghreb. Servie à presque tous les repas de Shabbat et lors de réunions familiales, elle est devenue un élément incontournable du patrimoine culinaire israélien, transmis de génération en génération.

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Kubbeh

Les kubbeh sont des boulettes ou des croquettes composées d'une pâte de boulgour, de semoule ou de riz enrobant une farce de viande hachée épicée et d'oignons. Elles sont soit frites pour obtenir des boulettes croustillantes, soit mijotées dans des soupes acidulées. Apportées en Israël par les Juifs d'Irak, du Kurdistan et de Syrie, elles constituent un pilier de la cuisine familiale. Les soupes de kubbeh, comme la hamusta verte aigre et le selek de betterave rouge, sont devenues une tradition très appréciée, notamment à Jérusalem.

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Légumes rôtis

Des légumes rôtis comme les poivrons, les piments, les tomates, les oignons, les aubergines et les courgettes sont cuits à la flamme ou au four jusqu'à ce qu'ils soient tendres et légèrement grillés, puis assaisonnés d'huile d'olive, de sel et d'herbes aromatiques. Incontournables des barbecues et des repas de famille israéliens, ils sont généralement servis avec des viandes grillées ou intégrés à un assortiment de salades colorées.

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Tahina

La tahina est une sauce onctueuse à base de graines de sésame moulues, diluée avec de l'eau, du jus de citron et de l'ail, et utilisée pour napper des falafels, du sabich, des viandes grillées, des poissons et des salades. Employée au Moyen-Orient depuis des siècles, elle est un incontournable de la cuisine israélienne et sert également de base à des douceurs comme le halva, que l'on trouve dans presque tous les foyers et sur les étals de rue.

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Feuilles de vigne farcies

Les feuilles de vigne farcies sont de tendres feuilles de vigne roulées autour d'une farce de riz, d'herbes et d'épices, parfois agrémentée de viande hachée, puis mijotées lentement avec du citron et de l'huile d'olive. Popularisées dans la région sous la domination ottomane, elles ont été adaptées par les communautés juives de Turquie, de Grèce, d'Irak et d'ailleurs, chaque famille conservant sa propre recette de farce et sa technique de roulage.

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Mujadara

Le mujadara est un plat simple et réconfortant composé de lentilles cuites avec du riz ou du boulgour, et garni d'oignons frits sucrés et croustillants. Partagé à travers le Moyen-Orient depuis des siècles et introduit en Israël par les Juifs d'Irak, de Syrie et d'autres pays arabes, il demeure un plat quotidien populaire, souvent servi avec du yaourt ou une salade de légumes frais.

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Le cholent est un ragoût mijoté de viande, de haricots, d'orge et de pommes de terre, préparé avant le début du Shabbat et laissé à mijoter toute la nuit, car il est interdit de cuisiner le jour du Shabbat. Connu sous le nom de hamin dans les communautés séfarades, il est porteur de siècles d'histoire juive, de l'Europe de l'Est à l'Afrique du Nord, et son arôme riche évoque encore aujourd'hui la chaleur du repas familial du samedi dans les foyers israéliens.

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Sambusak

Le sambusak est un chausson de pâte semi-circulaire fourré de purée de pois chiches, d'oignons frits et d'épices. Il existe une autre variante garnie de viande, d'oignons frits, de persil, d'épices et de pignons de pin, mélangés à des pois chiches, ainsi qu'une version pour le petit-déjeuner avec du fromage feta et du zaatar.

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Hamutzim

Les hamutzim sont des légumes conservés dans de l’eau salée, en bocal fermé, à l’abri de l’air. Ils peuvent contenir : concombre, chou, aubergine, carotte, navet, radis, oignon, câpre, citron, olives, chou-fleur, tomates, piment, poivron, ail et haricots.

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Le houmous est un pilier de la cuisine israélienne ; servi dans un pain pita, il constitue un déjeuner courant pour les enfants et accompagne de nombreux repas. Certains Israéliens n'hésitent pas à faire un détour pour déguster du houmous frais préparé dans une hummusia, un établissement spécialisé dans la vente de houmous.

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La shakshuka, plat nord-africain (tunisien) composé d'œufs pochés dans une sauce tomate épicée, est un mets très apprécié. Traditionnellement, elle est servie dans une poêle en fonte avec du pain pour saucer. Il existe des variantes avec des aubergines, des piments, du paprika, des épinards et du fromage.

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Gefilte Fish

Gefilte Fish

Le gefilte fish est un plat composé de galettes de poisson pochées, préparées à partir de carpe, de brochet ou de corégone haché, mélangé à des oignons, des œufs et de la farine de matza. Traditionnellement servi froid avec une rondelle de carotte et du raifort, ce plat a été introduit en Israël par les Juifs ashkénazes d'Europe de l'Est. Il est un incontournable des tables de Shabbat et de Pessah, et représente un héritage culinaire familial transmis de génération en génération.

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Histoire et évolution de la cuisine israélienne

Les traditions culinaires d’Israël remontent à quelque trois mille ans. Au fil de cette longue histoire, elles ont intégré des influences venues d’Asie, d’Afrique et d’Europe, ainsi que les pratiques religieuses et les coutumes des nombreuses communautés qui ont fait de cette région leur foyer [1].

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Racines antiques : les Sept Espèces

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L’alimentation des anciens Israélites reposait sur des produits qui occupent toujours une place centrale dans la cuisine israélienne. La Bible en nomme sept, appelés les Sept Espèces : le blé, l’orge, le raisin, la figue, la grenade, l’olive et la datte, le « miel » du verset étant compris comme du miel de datte (Deutéronome 8:8) [2]. L’essentiel de la nourriture était produit localement, mais des épices importées venaient relever les saveurs. Elles étaient accessibles parce que le pays se trouvait au carrefour des routes commerciales reliant l’Orient et l’Occident [1].

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L’Ancien Yishouv et la cuisine séfarade de Jérusalem

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Avant le début de l’immigration juive de masse en 1882, la communauté juive vivant en Terre d’Israël sous domination ottomane était appelée l’Ancien Yishouv. Nombre de ses membres suivaient les traditions culinaires séfarades, nées chez les Juifs d’Espagne avant l’expulsion de 1492, puis développées dans les terres où ils s’étaient réinstallés, en particulier les Balkans et l’Empire ottoman [1].

À Jérusalem, les familles séfarades ont continué à affiner leur cuisine sous l’influence ottomane, donnant naissance à ce que l’on appelle la cuisine séfarade de Jérusalem [1]. Elle comprend des pâtisseries farcies comme les sambusak, les pastelicos et les bourekas, des gratins de légumes (fritadas), des légumes farcis ainsi que des pilafs de riz et de boulgour. Beaucoup de ces plats sont aujourd’hui considérés comme des classiques de Jérusalem [3][4].

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Des Juifs ashkénazes d’Europe de l’Est, hassidim comme perushim (disciples du Gaon de Vilna), commencèrent à s’installer dans le pays à la fin du XVIIIe siècle. Ils apportèrent leurs propres traditions culinaires et les adaptèrent aux conditions locales. L’exemple le plus connu est le kugel yerushalmi, un gratin de nouilles poivré au sucre caramélisé, traditionnellement attribué aux disciples du Gaon de Vilna à Jérusalem [5].

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Nouveaux immigrants, nouveaux ingrédients

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Avec la Première Aliya (1882–1903), des Juifs arrivèrent en plus grand nombre d’Europe de l’Est, notamment de l’Empire russe et de Roumanie [6]. Peu à peu, ils adoptèrent les produits locaux : courgettes, poivrons, aubergines, artichauts et pois chiches [1].

En 1936, l’économiste domestique Erna Meyer, émigrée d’Allemagne en 1933, publia à Tel-Aviv How to Cook in Palestine (« Comment cuisiner en Palestine ») pour le compte de l’Organisation internationale des femmes sionistes (WIZO), en allemand, en hébreu et en anglais [7][8]. L’un des livres de cuisine les plus influents de l’époque, il invitait les cuisinières à délaisser les habitudes européennes au profit des légumes locaux, des herbes méditerranéennes et des épices du Moyen-Orient [7].

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Des aliments simples comme le pain, les olives, le fromage, les œufs et les salades de légumes frais devinrent la base du petit-déjeuner du kibboutz. Des versions plus généreuses sont aujourd’hui servies dans les hôtels israéliens, et une forme de ce repas se retrouve encore dans de nombreux foyers [9].

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Les années d’austérité (Tzena)

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De 1949 à 1959, Israël traversa une période de rationnement alimentaire et d’austérité appelée tzena [10][11]. Elle concerna l’ensemble du pays. Dans le même temps, le jeune État absorba une immense vague d’immigration : environ 685 000 personnes arrivèrent entre mai 1948 et la fin de 1951, soit plus que toute la population juive au moment de l’indépendance [12]. Parmi elles se trouvaient des survivants de la Shoah venus d’Europe et de grandes communautés du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

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Faute de disposer d’autre chose que des denrées de base, il fallut réinventer de nombreux plats traditionnels. L’aubergine remplaça le foie haché ; le poulet ou la dinde se substituèrent au veau dans le schnitzel ; les Juifs irakiens préparaient parfois le kubbeh avec du poisson surgelé au lieu de viande hachée ; et la dinde prit parfois la place de l’agneau dans les brochettes [1][13]. Plusieurs de ces improvisations font encore partie de la cuisine israélienne.

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Plantes sauvages : la khubeza

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La khubeza, ou mauve commune (Malva), est une plante sauvage riche en fer et en vitamines, cueillie et cuisinée depuis longtemps par les communautés arabes. Pendant le siège de Jérusalem en 1948, elle devint un symbole de survie : les habitants la ramassaient dans les champs et les jardins pour pallier de graves pénuries [14][15]. Ces dernières années, des chroniqueurs culinaires ont encouragé sa redécouverte, et des chefs servent désormais la khubeza et d’autres plantes sauvages dans leurs restaurants. Les ktzitzot khubeza (galettes de mauve) se préparent encore aujourd’hui [1][15].

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L’apport de nombreuses communautés

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Europe centrale et orientale. Les immigrants d’Europe centrale apportèrent le schnitzel et le strudel, tandis que les Juifs de Russie et d’Europe de l’Est apportèrent le bortsch et des plats de hareng comme le schmaltz herring et le vorschmack. Parmi les autres plats ashkénazes bien connus figurent le bouillon de poule, le foie haché, la carpe farcie (gefilte fish), les knishes, la kishke, le cholent et le kugel. Des pâtissiers ashkénazes ouvrirent nombre des premières pâtisseries du pays et popularisèrent les gâteaux d’Europe centrale et orientale : babka, schnecken (spirales aux noix), roulés au chocolat et pâtisseries feuilletées [1][16].

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Moyen-Orient et Afrique du Nord. De grandes communautés arrivèrent d’Irak, du Kurdistan, d’Iran, du Yémen, de Turquie et d’Afrique du Nord, en particulier du Maroc. Le terme mizrahi désigne l’ensemble des Juifs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Leurs cuisines font la part belle aux grillades, aux pâtisseries salées et sucrées, aux plats de riz, aux légumes farcis, aux pains plats et à une grande variété de salades, et elles ont beaucoup en commun avec les cuisines arabes voisines [1][16] :

  • Afrique du Nord : couscous, shakshuka, matbucha, salade de carottes épicée et chraime (poisson en sauce tomate pimentée)

  • Séfarade, d’influence balkanique et turque : bourekas, plats au yaourt et tarama

  • Yémen : jachnun, malawach, kubaneh et skhug (pâte piquante aux herbes et piment)

  • Irak : amba (sauce à la mangue marinée), différentes sortes de kubbeh, légumes farcis (mahshi), kebab, sambusak, légumes marinés (turshi) et sabich, le petit-déjeuner traditionnel du Shabbat des Juifs irakiens, vendu pour la première fois en sandwich dans un kiosque de Ramat Gan au début des années 1960 [17]

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Communautés arabes et druzes. La culture culinaire israélienne est aussi façonnée par ses citoyens arabes et druzes. Leurs plats comprennent le houmous, les falafels, le labneh, la maqluba et la pita druze, et leur connaissance approfondie des herbes sauvages comme le za’atar a marqué l’alimentation quotidienne dans tout le pays [1].

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Des années 1980 à aujourd’hui

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Les années 1980 marquèrent un tournant. De petites laiteries privées commencèrent à produire des fromages artisanaux au lait de chèvre, de brebis et de vache, qui séduisirent rapidement chefs et public. Le pain artisanal et l’huile d’olive de qualité suscitèrent un regain d’intérêt, et la cuisine patrimoniale, séfarade comme ashkénaze, connut un renouveau [1].

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Aujourd’hui, les plats traditionnels se cuisinent à la maison mais se vendent aussi sur les marchés, en supermarché et au restaurant. On les retrouve aux mariages, aux bar et bat mitzvah et sur les tables de fête. De plus en plus, les Israéliens consomment des plats issus d’autres communautés que la leur, et les recettes de traditions différentes se mêlent et se réinventent. Cet échange permanent explique en grande partie la diversité de la culture culinaire israélienne [1][16]. Depuis les années 2000, l’alimentation saine gagne du terrain, avec un intérêt croissant pour les produits biologiques et les céréales complètes, et la recherche en nutrition a conduit de nombreux Israéliens à redécouvrir le régime méditerranéen [1].

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La cuisine juive et la cacheroute

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La cuisine juive englobe les multiples traditions culinaires développées par les communautés juives à travers le monde. Au fil des siècles, elle a été façonnée par les lois alimentaires juives (cacheroute), le calendrier des fêtes et les coutumes du Shabbat, ainsi que par l’agriculture, l’économie et la gastronomie de chaque pays où vivaient des Juifs. Ses grandes traditions sont les cuisines ashkénaze, séfarade, mizrahi (dont irakienne, persane et kurde) et yéménite, auxquelles s’ajoutent celles des communautés juives d’Éthiopie, d’Inde, de Géorgie, de Boukhara et d’Amérique latine. La cuisine juive israélienne puise dans toutes ces traditions, tout en étant devenue quelque chose de nouveau et de profondément local [18].

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Le mot casher signifie « apte » ou « convenable ». Les lois de la cacheroute définissent quels aliments sont permis et comment ils doivent être préparés. Le porc et les fruits de mer font partie des aliments interdits, et la viande et les produits laitiers ne peuvent pas être associés. La viande doit provenir d’un animal permis, abattu par un chohet (abatteur rituel formé), et le sang doit en être retiré [19].

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Traditionnellement, la viande est trempée dans l’eau environ une demi-heure, posée sur une surface inclinée ou perforée, recouverte de gros sel pendant environ une heure, puis soigneusement rincée. Aujourd’hui, la viande casher vendue par les bouchers et les supermarchés a généralement déjà été préparée ainsi, de sorte qu’aucun trempage ni salage supplémentaire n’est nécessaire à la maison [19][20].

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Comme la viande et les produits laitiers doivent rester séparés, les foyers pratiquants disposent de vaisselle et d’ustensiles distincts pour chacun, et souvent d’éviers ou de plans de cuisson séparés. La loi juive prévoit aussi des procédures pour rendre des ustensiles de nouveau propres à l’usage (kasherisation) dans certains cas [19].

Sources

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  1. « Israeli Cuisine ». Wikipedia.

  2. Deutéronome 8:7–8. Sefaria.

  3. « Cuisine of Jerusalem ». Wikipedia.

  4. « Jerusalem’s Jewish Cuisine ». ASIF – Culinary Institute of Israel.

  5. « Yerushalmi Kugel ». Wikipedia.

  6. « Immigration to Israel: The First Aliyah (1882–1903) ». Jewish Virtual Library.

  7. « How to Cook in Palestine ». Wikipedia.

  8. Alianov-Rautenberg, Viola. « Dr. Erna Meyer, Wie kocht man in Erez Israel? ». Dans The Jewish Home, Herbert D. Katz Center, University of Pennsylvania.

  9. « Israeli Breakfast ». Wikipedia.

  10. Seidman, Guy. « Unexceptional for Once: Austerity and Food Rationing in Israel, 1939–1959 ». Southern California Interdisciplinary Law Journal 18, n° 1 (2008).

  11. « When Israelis Stood in Line for Rations ». Blog de la Bibliothèque nationale d’Israël.

  12. « The Mass Aliyah, 1948–1951 ». Agence juive pour Israël.

  13. « The Austerity Diet ». Tablet Magazine.

  14. Treatman, Ronit. « Mallow Soup: A Taste of Independence ». The Times of Israel.

  15. « On Yom Ha’atzmaut, Give the War of Independence’s Iconic Recipe a Shot ». Tablet Magazine.

  16. « The Beginnings of Israeli Cuisine ». Bibliothèque nationale d’Israël.

  17. « ‘People Don’t Believe My Story’: How Israel’s Beloved Sabich Was Born ». Ynetnews.

  18. « Jewish Cuisine ». Wikipedia.

  19. « Making Meat Kosher: Between Slaughtering and Cooking ». My Jewish Learning.

  20. « Introduction to the Koshering (Salting) Process ». Chabad.org.

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