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Danses folkloriques israéliennes

La danse folklorique est une forme vivante du patrimoine culturel immatériel. Elle recouvre les danses traditionnelles que les communautés créent, interprètent et transmettent d’une génération à l’autre. Ces danses portent l’identité d’une communauté, ses coutumes et sa mémoire. On les apprend en regardant et en participant, et elles continuent d’évoluer tant qu’on les danse. Elles accompagnent les mariages, les fêtes religieuses et saisonnières, les festivals et les rassemblements communautaires, et reflètent les valeurs et l’histoire de ceux qui les dansent. C’est pourquoi la danse folklorique mérite d’être protégée et transmise.

Danse folklorique israélienne : un aperçu historique

Gurit Kadman (1897–1987) est née à Leipzig et s’est installée en Palestine en 1920 [5]. Danseuse, chorégraphe, professeure de danse et d’éducation physique, elle est l’une des fondatrices de la danse folklorique israélienne. À l’invitation du Dr Siegfried Lehmann, elle enseigne la danse folklorique au village de jeunes de Ben Shemen, où elle monte des spectacles de danse en 1929 et en 1931 [5][6]. En 1931, elle s’installe à Tel-Aviv, où elle enseigne dans des écoles et au séminaire pédagogique du mouvement kibboutzique [5].

 

En 1937, le kibboutz Na’an trouve enfin de l’eau après sept ans de recherches. Pour célébrer l’événement, Yehuda Sharett monte un spectacle de l’eau, pour lequel la danseuse Else Dublon crée « Mayim Mayim ». La danse se danse sur une mélodie d’Emanuel Amiran (Pougatchov), sur des paroles tirées d’Isaïe 12,3 [7]. Elle se répand dans tout le pays après le premier festival de Dalia et se danse aujourd’hui dans le monde entier.

Leah Bergstein arrive en 1925 et rejoint le kibboutz Beit Alpha, dans la vallée de Jezreel [1]. Elle est l’une des premières chorégraphes à composer des danses pour les fêtes du kibboutz [2]. En 1929, avec Mattityahu Shelem, tous deux membres du groupe des bergers du kibboutz, elle crée une fête marquant la fin de la tonte des moutons. Celle-ci devient le modèle d’une nouvelle tradition de fêtes rurales en Terre d’Israël [2].

 

Bergstein est profondément attirée par la culture bédouine qu’elle découvre autour de Beit Alpha. À ses yeux, leurs chants et leurs danses, liés à la terre et au cycle des saisons, évoquent l’ancienne Terre d’Israël. Bergstein et Shelem pensent qu’une nouvelle culture doit grandir en même temps que la construction du pays. Dans les années 1940, ils s’installent au kibboutz Ramat Yohanan, dans la vallée de Zevulun, où ils composent des cérémonies pour l’Omer, Tou Bichvat, les Prémices, la fête de l’Eau et le mariage [2][3]. Parmi ses danses les plus connues figurent « Rov Brakhot » (Beaucoup de bénédictions), « Hen Yeronan » et « Shiru ha-Shir » [3][4].

Rivka Sturman immigre en 1929, après une formation en danse moderne [8]. En 1942, au kibboutz Ein Harod, elle crée sa première danse folklorique, « Ha-Goren » (L’Aire de battage) [8]. Beaucoup de ses danses ultérieures sont devenues des classiques israéliens, parmi lesquels « Dodi Li », « Erev Ba », « Harmonica », « Kuma Echa », « Ma Navu » et « Debka Gilboa » [8].

 

Le premier rassemblement de danse folklorique au kibboutz Dalia a lieu en juillet 1944, pour le cinquième anniversaire du kibboutz et la fête de Chavouot. Il est lancé par Ilse Pelles, membre du kibboutz, avec l’aide de Gurit Kadman [9]. La guerre fait encore rage en Europe et les routes sont difficiles. Malgré cela, plus de 200 danseurs venus de quatorze groupes y participent, et environ 3 000 personnes assistent au spectacle final [9][10]. Le programme mêle des créations hébraïques nouvelles et des danses folkloriques internationales. Les enfants d’Ein Harod dansent « Ha-Goren » de Sturman, les hôtes présentent un spectacle sur le Livre de Ruth, et la troupe de Rachel Nadav interprète des danses yéménites [9]. Le festival donne un élan décisif au jeune mouvement : dans les années qui suivent, les chorégraphes créent des centaines de nouvelles danses [5].

 

En 1945, Kadman fonde le département de danse folklorique de la Histadrout et organise le premier cours de formation de moniteurs de danse folklorique. Ses diplômés enseignent ensuite dans les villes et les kibboutzim de tout le pays [5].

 

Le deuxième festival a lieu en 1947, cette fois dans le grand amphithéâtre naturel voisin du kibboutz [10]. Cette nuit-là, les autorités du Mandat britannique ferment les routes par un couvre-feu. Environ 25 000 spectateurs restent sur la colline avec les danseurs, à chanter et danser jusqu’à l’aube. Pour beaucoup, cette nuit est devenue le symbole de la détermination du Yichouv à la veille de l’indépendance [1][10]. Le kibboutz accueille encore trois festivals : en 1951, en 1958 pour le dixième anniversaire d’Israël, et en 1968 pour son vingtième [5][9].

Zvi Friedhaber, immigré d’Allemagne, rejoint les cours de danse folklorique de Gurit Kadman à Tel-Aviv. Il racontera plus tard : « Dès 1947, j’ai entendu une phrase qui m’a profondément marqué : comment dansaient nos pères, nous ne le saurons jamais. Cette phrase m’a conduit à rechercher les sources de la danse de notre peuple, en Israël et à l’étranger, à travers des enregistrements et tous les documents que je pouvais trouver. » [11]

 

Pendant plus de cinquante ans, Friedhaber poursuit ce travail avec passion et rigueur scientifique. Il fonde, chez lui à Haïfa, les Archives de la danse juive, une collection unique consacrée à la danse juive [11][13]. Les archives sont ensuite transférées à la Bibliothèque de la danse d’Israël, à Beit Ariela (Tel-Aviv), où Friedhaber participe aussi au projet national de documentation de la danse en Israël [14][15]. Dans les années 1950, membre de la troupe de danse « Ha-Po’el », il commence à enseigner la danse folklorique dans les écoles et les mouvements de jeunesse.

 

Parmi ses nombreuses publications figure « Gurit Kadman – Mère et lauréate » (1989), une biographie de son professeur [16]. Il a aussi publié des études sur la danse hassidique, la « danse de la mitsva » et les traditions de la danse juive à travers les âges [17].

Théâtre de danse Inbal

Le théâtre de danse Inbal est fondé à Tel-Aviv en 1949 par la chorégraphe Sara Levi-Tanai, lauréate du prix d’Israël en 1973 ; c’est l’une des plus anciennes compagnies de danse d’Israël [18][19]. Née à Jérusalem dans une famille d’origine yéménite, Levi-Tanai puise dans les traditions des Juifs du Yémen, dans la Bible et dans l’expérience du jeune État pour créer sa propre forme de théâtre dansé ; elle signe plus de soixante-dix œuvres pour la compagnie [19].

 

Au début des années 1950, les chorégraphes américains Jerome Robbins et Anna Sokolow se rendent plusieurs fois en Israël pour aider la troupe à se professionnaliser, et Robbins convainc l’impresario Sol Hurok de la faire venir en Amérique [20]. À partir de 1957, Inbal part en tournée en Europe et aux États-Unis, où elle se produit à Broadway, au Martin Beck Theatre [18][21]. Son ancienne danseuse vedette, Margalit Oved, revient à sa direction artistique en 1994–1996 [21], et en 2014 son fils Barak Marshall, ancien chorégraphe en résidence de la Batsheva Dance Company, est nommé directeur artistique [22].

 

La compagnie répète et se produit au théâtre Inbal, sur le campus du centre Suzanne Dellal pour la danse et le théâtre, à Neve Tsedek (Tel-Aviv) [18].

Inbal Dance Theater

Inbal Dance Theater

Inbal Dance Theater
Inbal - Yemenite Wedding (France, 1962)  ענבל (video 3)

Inbal - Yemenite Wedding (France, 1962) ענבל (video 3)

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Inbal - Yemenite Wedding (France, 1962)  ענבל (video 5)

Inbal - Yemenite Wedding (France, 1962) ענבל (video 5)

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Ballet Inbal - Ballets israeliens theatre des nations - Yemenite wedding (1962) ענבל

Ballet Inbal - Ballets israeliens theatre des nations - Yemenite wedding (1962) ענבל

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Inbal - Yemenite Wedding (France, 1962)  ענבל  (video 1)

Inbal - Yemenite Wedding (France, 1962) ענבל (video 1)

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Groupes de Moshiko Halevy

Moshe Itzhak-Halevy, que les danseurs appellent simplement Moshiko, est né en 1932 à Jaffa dans une famille d’origine yéménite. Il découvre la danse à dix-sept ans et danse dans la compagnie de ballet de Mia Arbatova [24]. En 1953, après avoir suivi un cours de ballet donné en Israël par Jerome Robbins, il entre à Inbal, où il devient l’un des danseurs principaux et participe aux tournées de la compagnie aux États-Unis et en Europe [23][24].

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Encore membre d’Inbal, il commence à créer des danses folkloriques. La première, « Debka Uriah » (1959), remporte une médaille d’argent à un festival de danse à Vienne ; suivent « Debka Cana’an » et « Et Dodim Kala » [23]. Au début des années 1960, il quitte Inbal et fonde sa propre troupe, Hapa’amonim (« Les Cloches »), consacrée au folklore, à la danse et au chant [24]. En 1968, il enseigne trois mois aux Pays-Bas pour la société néerlandaise de danse folklorique NEVO [26].

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En 1971, Sara Levi-Tanai le rappelle à Inbal comme directeur de la compagnie, et en 1973 il conduit la troupe en tournée aux États-Unis, où il vit ensuite jusqu’en 1990 [24][26]. Son travail avec des groupes de danse druzes, circassiens et arabes marque profondément son style, en particulier dans ses debkas [23]. Moshiko a créé plus de 300 danses folkloriques israéliennes et composé environ 190 mélodies pour elles ; en 2024, il a reçu le prix de l’Union des artistes israéliens (EMI) [24].

HaPa'amonim - Moshiko Halevy

HaPa'amonim - Moshiko Halevy

HaPa'amonim - Moshiko Halevy
HaPa'amonim להקת הפעמונים - Wedding of Bukharan Jews (live, 1963)

HaPa'amonim להקת הפעמונים - Wedding of Bukharan Jews (live, 1963)

10:37
HaPa'amonim להקת הפעמונים - Israeli folklore (live in France, 1963) -  1 -

HaPa'amonim להקת הפעמונים - Israeli folklore (live in France, 1963) - 1 -

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HaPa'amonim להקת הפעמונים - Israeli folklore (live in France 1963)  - 9 -

HaPa'amonim להקת הפעמונים - Israeli folklore (live in France 1963) - 9 -

03:22
HaPa'amonim להקת הפעמונים - Israeli folklore (live in France, 1963) -  3 -

HaPa'amonim להקת הפעמונים - Israeli folklore (live in France, 1963) - 3 -

02:10

Au fil des décennies, la danse folklorique est devenue en Israël une pratique sociale très répandue, à côté du chant collectif, qui attire des personnes de tous âges. Selon un sondage de 1994, environ 100 000 personnes dansaient au moins une fois par semaine et 100 000 autres plusieurs fois par an [1]. Des moniteurs professionnels enseignent la danse israélienne dans les écoles, les centres communautaires et les soirées de danse hebdomadaires (harkadot), et des moniteurs israéliens l’enseignent à l’étranger dans les communautés juives du monde entier. De nombreux moniteurs et chorégraphes sont membres de l’Association des moniteurs et chorégraphes de danse folklorique en Israël et à l’étranger, leur organisation professionnelle.

Israeli Folk Dances

Israeli Folk Dances

Israeli Folk Dances
Technion dance troupe Haifa  להקת הריקודים של הטכניון, חיפה - live in France, 1960

Technion dance troupe Haifa להקת הריקודים של הטכניון, חיפה - live in France, 1960

05:35
Israeli folk dance & music - Debka Rafiach דבקה רפיח - (live in France, 1968)

Israeli folk dance & music - Debka Rafiach דבקה רפיח - (live in France, 1968)

02:20
Technion dance troupe Haifa  להקת הריקודים של הטכניון, חיפה - Yemenite dance - live in France, 1960

Technion dance troupe Haifa להקת הריקודים של הטכניון, חיפה - Yemenite dance - live in France, 1960

05:42
Karmon Dancers & The Histadruth Group, live in France, 1965 - video 2

Karmon Dancers & The Histadruth Group, live in France, 1965 - video 2

05:27

Le festival de Karmiel

Le festival de danse de Karmiel est né de la volonté de faire revivre, à l’échelle nationale, l’esprit des festivals de Dalia [27]. L’initiative vient du maire de Karmiel, Baruch Venger, qui voulait faire connaître la ville en relançant un festival national de danse folklorique. Le premier festival ouvre en 1988, avec le chorégraphe Yonatan Karmon comme directeur artistique [27]. Karmon dirige le festival pendant douze ans [28]. Il a pour successeur Shlomo Maman, l’un de ses anciens danseurs [29], et depuis 2021, Gadi Bitton est directeur artistique [30].

 

C’est aujourd’hui la plus grande fête de la danse en Israël. Pendant trois jours et trois nuits chaque été, plus de 5 000 danseurs et jusqu’à un quart de million de spectateurs envahissent la ville [31][32]. La danse folklorique israélienne reste au cœur de l’événement, à côté des spectacles de troupes israéliennes et étrangères, des ateliers, des concours de chorégraphie et des soirées de danse ouvertes qui se prolongent toute la nuit dans l’amphithéâtre, les parcs et les salles de sport de la ville [31][32].

Karmiel Festival

Karmiel Festival

Karmiel Festival
ENG-TV פסטיבל מחול כרמיאל 2014 - לקט ממופע הפתיחה

ENG-TV פסטיבל מחול כרמיאל 2014 - לקט ממופע הפתיחה

35:23
ENG-TV פסטיבל מחול כרמיאל 2017 אביב מחולות

ENG-TV פסטיבל מחול כרמיאל 2017 אביב מחולות

04:57
ENG-TV פסטיבל מחול כרמיאל  2006 - המיטב

ENG-TV פסטיבל מחול כרמיאל 2006 - המיטב

01:48:50
ללכת שבי אחרייך - מופע הוקרה למלחינה והיוצרת נורית הירש - פסטיבל כרמיאל 2015

ללכת שבי אחרייך - מופע הוקרה למלחינה והיוצרת נורית הירש - פסטיבל כרמיאל 2015

47:25

Chaque danse folklorique israélienne a une chorégraphie fixe, une suite de pas déterminée créée pour une chanson précise. Le chorégraphe (yotzer) choisit une musique, le plus souvent israélienne, et construit les pas en fonction d’elle ; les danses se dansent en cercle, en couple ou en ligne [1][34]. Les mouvements puisent à plusieurs traditions : la hora, danse en cercle répandue dans toute l’Europe de l’Est et du Sud-Est ; le pas yéménite et d’autres mouvements de la danse des Juifs du Yémen, dont Gurit Kadman décrivait l’influence dès 1952 ; la danse hassidique ; et la debka, danse en ligne arabe du Moyen-Orient [1][34][33]. Beaucoup de danses combinent ces sources, et certaines danses récentes empruntent au jazz et à d’autres styles modernes [1][34].

 

La danse folklorique israélienne est un phénomène remarquable du folklore contemporain. Bien que la société israélienne ait profondément changé, beaucoup de danses des années 1940 et 1950 se dansent encore aujourd’hui, et les moniteurs estiment le répertoire à environ 3 000 danses [1].

Rikudey am Dances

Moshiko Halevy - Debka Dor *1986* מושיקו הלוי - דבקה דור

Moshiko Halevy official
Moshiko Halevy - Debka Dor *1986* מושיקו הלוי - דבקה דור
Moshiko Halevy - Debka Dor *1986* מושיקו הלוי - דבקה דור

Moshiko Halevy - Debka Dor *1986* מושיקו הלוי - דבקה דור

02:24
Pa'amonei Mizrach - Dance | פעמוני מזרח - ריקוד

Pa'amonei Mizrach - Dance | פעמוני מזרח - ריקוד

06:22
דבקה רמות

דבקה רמות

08:22
Yenmenite Rap - dance - ראפ תמני ריקוד

Yenmenite Rap - dance - ראפ תמני ריקוד

02:29

Liens vers des danses folkloriques israéliennes

Association des moniteurs et chorégraphes de danses folkloriques en Israël et à l’étranger

Association

Association professionnelle des moniteurs de danses folkloriques israéliennes ; les membres y font enregistrer leurs nouvelles danses.

Dance Talk

Revue et archives

Revue en ligne en hébreu : articles et critiques sur la danse en Israël.

Harokdim – Association des danseurs folkloriques d’Israël

Association

Association à but non lucratif qui fait vivre la danse folklorique israélienne, en Israël comme à l’étranger, et encourage les jeunes à s’y mettre.

Hora Wiki

Base de données

Wiki collaboratif où les danseurs consignent l’histoire, les pas et les sources des danses folkloriques israéliennes.

Israel Dance Diaries

Revue et archives

Archives en ligne de Ruth Eshel : Israel Dance Annual, Israel Dance Quarterly et Dance Today, avec un supplément sur la danse folklorique.

Israeli Dances.com

Base de données

Melbourne, Australie. En ligne depuis 1998, avec le catalogue de Jack Steel : recherche des danses israéliennes par nom, chorégraphe ou chanson.

Jewish Women’s Archive – La danse folklorique israélienne

Encyclopédie

Le Jewish Women’s Archive recueille les histoires des femmes juives, fait entendre leur voix et les encourage à devenir actrices du changement.

Rikudim

Base de données

Vidéothèque de danses folkloriques israéliennes (en cercle, en couple, en ligne), avec l’actualité des marathons et des stages.

Rokdim

Revue et archives

Tel Aviv. Site de la revue Rokdim-Nirkoda et d’une vaste base de données de danses folkloriques israéliennes, en hébreu et en anglais.

Références

[1] Ronen, Dan. “Folk Dance, Israeli.” Shalvi/Hyman Encyclopedia of Jewish Women. Jewish Women’s Archive, 2009.

[2] Ronen, Dan. “Leah Bergstein.” Shalvi/Hyman Encyclopedia of Jewish Women. Jewish Women’s Archive, 2009.

[3] Goren, Yoram. Fields Dressed in Dance: On Leah Bergstein and Her Contribution to Israeli Dance and Festivals. Ramat Yohanan, 1988.

[4] “Rov Brachot – Leah Bergstein.” Israelidances.com.

[5] Goren-Kadman, Ayalah. “Gurit Kadman.” Shalvi/Hyman Encyclopedia of Jewish Women. Jewish Women’s Archive, 2009.

[6] “The Development of Folk Dance in Israel.” Israel Dance Annual, 1987.

[7] “Mayim Mayim.” Hora Wiki; “The Development of Folk Dance in Israel.” Israel Dance Annual, 1987; “Jewcy: Mayim Mayim.” Tablet Magazine.

[8] Ronen, Dan. “Rivka Sturman.” Shalvi/Hyman Encyclopedia of Jewish Women. Jewish Women’s Archive, 2009.

[9] “The First Folk Dance Festival at Dalia in 1944.” Israel Dance Annual, 1985; Leo Baeck Institute blog.

[10] Kibbutz Dalia. “History.” k-dalia.org.il; Ashkenazy, Ruth. The Story of Folk Dance on Kibbutz Daliyyah. Haifa, 1992.

[11] Puretz, Susan. “Zvi Friedhaber and the Jewish Dance Archives.” Hora, Fall 1976. Reprinted in Fred Berk (ed.), Machol Ha’am, 1978.

[13] Friedhaber, Zvi. The Jewish Dance, vol. 2. Haifa: The Jewish Dance Archives, 1972.

[14] “New Directions for the Dance Library of Israel.” Israel Dance Annual, 1987.

[15] National Library of Israel. “Valentina Arkhipova-Grossmann Archive” (archival description).

[16] Friedhaber, Zvi. Gurit Kadman – Em ve-Kala [Mother and Bride]. Haifa: Jewish Dance Archive, 1989.

[17] Friedhaber, Zvi. “The Dance with the Separating Kerchief.” Dance Research Journal 17/2 & 18/1 (1985–86): 65–69.

[18] University of Pennsylvania Libraries. “Inbal Dance Theatre Company records” (finding aid, Ms. Coll. 1444).

[19] Toledano, Gila. “Sara Levi-Tanai.” Shalvi/Hyman Encyclopedia of Jewish Women. Jewish Women’s Archive, 2009.

[20] Kisselgoff, Anna. “Sara Levi-Tanai, Founder of an Israeli Dance Troupe, Dies at 94.” The New York Times, 5 October 2005.

[21] Society of Folk Dance Historians. “Margalit Oved.” sfdh.us.

[22] Batsheva Dance Company Archive. “Barak Marshall.” archive.batsheva.co.il.

[23] Society of Folk Dance Historians. “Moshiko Halevy.” sfdh.us.

[24] Performing Arts School: https://performingarts-school.com/moshiko-halevy

[26] Itzhak-Halevy, Moshe. Dancing Against the Flow (autobiography).

[27] Shalev-Fisher, Leviah, quoted in “Republic of Dance.” The Forward, 2012.

[28] “Jonathan Karmon: A Life Dedicated to Dance and Choreography.” Moreshet.

[29] “Shlomo Maman.” Hora Wiki.

[30] Bar-On, Yaakov. “Original Israeli Culture in the Shadow of Corona: The Karmiel Dance Festival Returns for the 34th Time.” Maariv, 2021 (en hébreu).

[31] “Karmiel Festival 2009: Israeli Folk Dance and More.” Dance in Israel, August 2009.

[32] “Karmiel Dance Festival.” Embassy of Israel in London.

[33] Kadman, Gurit. “Yemenite Dances and Their Influence on the New Israeli Folk Dances.” Journal of the International Folk Music Council 4 (1952): 27–30.

[34] Berk, Fred. “The Story of Israeli Folk Dance in Israel and America.” Israel Dance Annual, 1976.

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